SOMMAIRE

FRANCE,
mercredi 4 mai 2005, bilan, institut, veille, sanitaire, invs, cas, tuberculose, personnes, vulnerables, sans abri, migrants, personnes, incarcerees tuberculose, maladie, declaration, obligatoire, fmi, jacques, chirac, directeur, fonds, monetaire, international, rodrigo, rato, sommet, G8, otage, florence, aubenas, journaliste, liberation, interprete, hussein, hanoun, otage, bagdad, 5 janvier 2005, pierre, martinet, auteur, un agent sort de l'ombre, dgse, espionnage, bruno, gaccio, canal +, guignols, info, accord, salaries, pme, licenciements, reclassement, marche, emploi, seniors, patrick, mayo, monsieur, courage, france d'en bas, revendications, seniors, emploi, pcf, referendum, constitution, europenne, lois, sarkozy, securite, interieure, droits, homme, repression, brutale, archeveque, paris, andre, vingt-trois, jean-marie, lustiger, crif, crypte, memorial, shoah, camp, auschwitz



Mercredi 4 mai 2005 :

SANTE PUBLIQUE : Selon un bilan publié mardi par l'Institut de veille sanitaire (InVS), 6 098 cas de tuberculose ont été déclaré en 2003 (en France). Une maladie qui reste "fortement liée au statut social" et très répandue parmi les personnes les plus vulnérables, sans domicile fixe, les personnes incarcérées, les migrants. La tuberculose qui est une maladie à déclaration obligatoire depuis 1964, a régulièrement régressé dans la population française jusqu'en 1997, malgré une recrudescence entre 1991 et 1995, liée à l'émergence du sida. Parmi les personnes de nationalité française ou nées en France, le nombre de nouveaux cas par an pour 100 000 habitants continue de décroître de 6 % par an depuis 1997. Mais chez les migrants, elle est "13 fois supérieure au reste de la population et augmente de 8 % chaque année depuis 1997", précise Jean-Claude Desenclos, responsable du département des maladies infectieuses à l'InVS, dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) n°17-18/2005 publié mardi 3 mai 2005.
 
FMI : Le Président de la République, Jacques Chirac, a reçu le mardi 3 mai 2005 à Paris, au Palais de l'Elysée, Rodrigo Rato, directeur général du Fonds monétaire international FMI (NDLR. Ancien ministre des finances du gouvernement espagnol de droite de José Maria Aznar). A cette occasion, évoquant la question du financement du développement, qui doit être l'un des principaux sujets à l'ordre du jour du sommet du G8 à Gleneagles (Ecosse), en juillet 2005 et du sommet de l'ONU en septembre 2005 à New York, le Chef de l'Etat a demandé une nouvelle fois une politique "beaucoup plus active en faveur des pays pauvres". Jacques Chirac et son interlocuteur ont abordé la question d'une taxation internationale qui permettrait de doubler le montant annuel de l'aide publique au développement. L'idée de la création de cette taxe figure dans une lettre adressée en juin 2004 par le Président de la République à une soixantaine de chefs d'Etat et de gouvernement.
 
MEDIAS - OTAGES : Les autorités françaises ont "de très bonnes raisons de penser" que Florence Aubenas, journaliste française enlevée à Bagdad le 5 janvier 2005 avec son guide irakien, Hussein Hanoun, est "vivante", a déclaré mardi soir le directeur du quotidien Libération, Serge July. Plus de détails : Pour Florence Aubenas et Hussein Hanoun
 
MEDIAS - LIBERTE : Le Parquet de Paris dirigé par Jean-Claude Marin, "étudierait" un "dossier" suite à l'envoi d'une lettre de Pierre Martinet, auteur de "Un Agent sort de l'ombre", (ancien agent de la DGSE, Direction générale de la sécurité extérieure jusqu'en 2001, les services secrets français), dénonçant l'espionnage en 2002, y compris par filatures, sur ordre de Gilles Kaehlin, un ancien policier devenu chef de la sécurité de la chaîne crytée privée Canal+, de Bruno Gaccio, fondateur et animateur de l'émission satirique les "Guignols de l’info", par des agents de la direction de Canal+. Un espionnage qui aurait eu pour but de tenter de discréditer Bruno Gaccio, qui s'opposait alors à la direction de Canal+, notamment à son nouveau P-DG, Xavier Couture, qui avait succédé à Pierre Lescure dans un climat de vive polémique. La direction de Canal+ nie les accusations portées dans cet ouvrage. Gilles Kaehlin, directeur des "moyens généraux" de Canal+ mis en cause dans l'affaire "d'espionnage" au sein de la chaîne, a annoncé sa démission pour le 6 mai 2005.
 
EMPLOI - RECLASSEMENT : Le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, et le ministre délégué aux Relations du travail Gérard Larcher ont signé avec les partenaires sociaux un accord interprofessionnel permettant pour la première fois de reclasser des salariés de PME touchés par des licenciements économiques. Créée par la loi de cohésion sociale du 18 janvier 2004 pour "rétablir une équité face aux grands groupes", la Convention de reclassement personnalisé, CRP, (explicatif de 25 pages en format Pdf), concerne les entreprises de moins de 1 000 salariés. Le ministre de la Cohésion sociale s'est engagé à ce que le dispositif soit effectif à compter du 1er juin 2005, après son examen par le Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale, CERC, le 10 mai 2005. Le ministre a promis la promulgation des textes législatifs "au plus tard le 21 mai" 2005. NDLR. Le CERC a été créé par le décret 2000-302 en Conseil d’Etat du 7 avril 2000, après la suppression du Centre d’étude des revenus et des coûts (Cerc). Plus de détails : PLAN DE COHESION SOCIALE
 
EMPLOI - SOLIDARITE : Patrick Mayo a été frappé, dans sa traversée des Monts du Lyonnais avec son équipée solidaire, la "Marche pour l'emploi des seniors", par des trombes d'eau et de la grêle, une dureté de la vie qui s'efface aux "contacts des gens de la France profonde", et qui "renforcent" Patrick dans sa détermination à poursuivre sa course à l'emploi. Patrick Mayo, chef de projet informatique au chômage, est à mi-parcours de son épreuve, soit 497 km des 1 000 kilomètres qu'il effectue à travers la France dans le but de "porter le message des revendications des seniors, laissés pour compte en matière d'emploi". Il arrivera le mercredi 4 mai vers 16 heures à l'hotel de ville place de la Comédie à Lyon en Rhône Alpes, via Joux le 3 mai 2005 où il a reçu un bon accueil. Mais il faut penser à tous ceux qui ne pourront se déplacer, cet événement social sera retransmis sur Télé Lyon Métrople TLM. Patrick Meuleman annonce également que le 12 juin 2005 un collectif "quinquas citoyens" met en place un projet de rassemblement devant les préfectures des personnes (chômeurs, familles, amis...) en faveur des quinquas "marginalisés" par la perte du statut social de "contribution à la collectivité par le travail et l'emploi". NDLR. Parti de Fontainebleau (Seine-et-Marne) le 20 avril 2005 il devrait arriver à Strasbourg le 24 mai 2005. Un rassemblement étant prévu à Paris le 25 mai 2005. Un itinéraire complet est disponible en format Pdf, sur son site Internet où chacun peut s'y exprimer et apporter son soutien par une simple signature. A suivre... Plus de détails : http://marchemayo.free.fr/ ; 01net/actualités/ Patrick Mayo ; http://quinquascitoyens.hautetfort.com/
 
POLITIQUE - CONSTITUTION - NON : "Le traité constitutionnel est si indéfendable que Jacques Chirac en invente un autre", a estimé le Parti communiste français PCF à la suite de l'intervention du Président de la République, mardi soir sur une chaîne de télévision. "Au mépris de la vérité, au mépris du texte, le président de la République a choisi, pour sa deuxième séquence de propagande pro-constitutionnelle, la contre-vérité et l'insulte", ajoute le PCF dans son communiqué. Estimant "indigne (...) de faire croire que les partisans du non de gauche, qui sont la principale force du non et aspirent à une autre Europe (...) seraient en réalité des anti-Européens. Le maniement de l'insulte ne saurait servir d'argument politique et les Français ne s'y laisseront pas prendre". Le Parti communiste estime que Jacques Chirac "ment aux Françaises et aux Français, purement et simplement, lorsqu'il prétend que les services publics seraient enfin reconnus, alors que c'est précisément le contraire, ou que les Etats pourraient y contribuer par des aides".
 
POLITIQUE - CONSTITUTION - OUI : François Bayrou, président de l'UDF, (Droite) et Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe des Verts (Gauche) au Parlement européen, ont plaidé ensemble pour le Référendum portant sur la Constitution européenne du 29 mai 2005, lors d'une réunion-débat à la faculté de droit et de sciences politiques de Nantes, (Loire Atlantique), le mardi 3 mai 2005.
 
Suite "OUI" : Le président de l'Union pour un Mouvement Populaire, UMP, (Droite) Nicolas Sarkozy a estimé lors d'une réunion publique tenue au Palais des Congrès de Marseille, que le n°2 du Parti socialiste et partisan du "Non socialiste", Laurent Fabius, confond "la grande idée de l'Europe avec la petite histoire du PS", déclarant : "Fabius a toujours dit oui à l'Europe. Et voilà qu'il dit non". Le président de l'UMP était accompagné de Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de la ville, Renaud Muselier, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et premier-adjoint au maire, les députés UMP François Baroin, Christian Estrosi et Luc Chatel. Jean-Claude Gaudin a mis en garde contre un vote négatif le 29 mai "qui mettrait la France au piquet, au coin comme un enfant capricieux" qui "resterait sur le bord d'un quai".
 
DROITS DE L'HOMME : "Les lois dites Sarkozy (NDLR. Loi n° 2003-239 du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure) ne produisent que souffrances et exclusions, c'est une véritable plaie ouverte pour notre démocratie" ont dénoncé des militants des Droits de l'Homme témoins d'une "répression brutale" lors de l'évacuation des 12 sans-papiers en grève de la faim depuis 47 jours contre leur gré du local parisien où ils s'étaient réfugiés. Le 9e collectif des sans-papiers de Paris a appelé à un rassemblement de soutien mardi en fin de journée devant la Bourse du travail, dans le 3ème arrondissement de Paris. "Le préfet de police a demandé aux équipes médicales des sapeurs-pompiers de Paris de procéder à l'évacuation sanitaire des personnes dont l'état de santé nécessite une hospitalisation", a annoncé une porte-parole de la préfecture de police. C'est à l'aube et sous la surveillance d'importantes forces de police, que les "sans papiers" ont été dirigés vers 3 hôpitaux de Paris ou de banlieue.
 
RELIGION - ANTISEMITISME : L'archevêque de Paris, Monseigneur André Vingt-Trois, ancien Archevêque de Tours nommé en février 2005 en remplacement du Cardinal et académicien Jean-Marie Lustiger, 78 ans, été reçu lundi 2 mai 2005 par Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France CRIF et vice-président du Congrès Juif Mondial dans la crypte du Mémorial de la Shoah à Paris au cours d'une cérémonie où les 2 parties ont voulu faire de leur relation un modèle pour la coexistence interreligieuse. Dans ce lieu "évocateur du passé encore récent", Mgr Vingt-Trois a appelé à la vigilance nécessaire (…) à l’égard de discours ou d’actes antisémites". "Nous sommes très conscients – et plus encore en ce lieu – que l’antisémitisme rampant et discret peut devenir l’un des éléments favorables au déclenchement de la persécution", a-t-il souligné. Le président du CRIF, Roger Cukierman, qui a insisté sur la "réelle amitié entre l’Eglise et les Juifs, a accordé aux papes Jean XXIII et Jean Paul II le crédit du rapprochement entre les 2 religions". Les changements à la tête de l'Eglise catholique, à Paris comme au Vatican, ne nous laissent pas indifférents", a souligné le président du CRIF qui a rendu hommage à Jean Paul II. "Ce pape, dont on a dit dans d'autres domaines qu'il fut conservateur, se révéla vis-à-vis des Juifs particulièrement audacieux, innovateur et fraternel", a-t-il dit, exprimant sa confiance envers son successeur Benoît XVI. "Nous serons à vos côtés pour renforcer le dialogue entre catholiques et juifs. Nous serons à vos côtés pour que nos relations servent d'exemple aux relations que vous et nous pouvons avoir avec les autres religions pratiquées dans notre pays", a ajouté Roger Cukierman. Enfin, Mgr Jean-Marie Lustiger s'est pour sa part félicité de la "confiance joyeuse" de nombreuses communautés juives envers les catholiques. NDLR. Pendant l'ocupation allemande, lors de la seconde Guerre mondiale, Aron Lustiger jeune Juif de 17 ans, a été caché sous un faux nom dans un petit séminaire catholique à Orléans, sous la protection du successeur de Monseigneur Touchet (1926), Monseigneur Courcoux, alors évêque d'Orléans, qui a fit son éducation. Il adoptera le prénom francisé de Jean-Marie en recevant le baptême. Sa mère a été arrêtée à Paris et mourrut au camp de concentration d'Auschwitz en Pologne. Son père fut également déporté mais revint des camps furieux de découvrir plus tard que son fils avait effectivement laissé la religion juive pour adopter la religion catholique, geste considéré comme un signe de rupture avec le judaïsme, donc avec sa famille juive et lui-même. L'un de ses grands-pères était rabbin en Pologne. Le cardinal archevêque de Paris, Jean-Marie Lustiger, fut nommé par le pape Jean-Paul II comme son Envoyé spécial en janvier 2005 aux célébrations du 60e anniversaire de la libération par l’armée rouge, du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau en Haute Silésie, à 60 kilomètres de Cracovie (Pologne), le 27 janvier 1945. Il existait 3 camps : Auschwitz I, Auschwitz II (Birkenau) et Auschwitz III (Monowitz). Plus de détails : Allocution de Mgr Vingt-Trois au Mémorial de la Shoah à Paris



 

Retour France

Retour France mai 2005

Retour sommaire



QUOTIDIEN
INDEPENDANT

( ! ) Liens en bleu
CONDITIONS D'UTILISATION



> Retour à l'index ?
> Fil info par email ?
> Fil info sur votre site ?
> Rechercher sur ce site ?

HIER PASSIF ?
AUJOURD'HUI ACTIF !
DEVENEZ CORREPONDANT
de PRESSE (bénévole)
Vous disposerez
librement
de votre page Internet...
Voir conditions
d'obtention
de la carte :
ICI

- Publicité -




 
Rappel : ces deux signes «» placés en bas de chaque page vous permettent de naviguer d'un numéro à un autre.