SOMMAIRE
Lundi 7 juin 2004 740/22136


L'ancien président américain Ronald ReaganETATS-UNIS : L'ancien président républicain, ancien acteur de série B, Ronald Reagan, photo, 93 ans, 40ème président des Etats-Unis de 1981 à 1989, est mort samedi à Los Angelès. Il était atteint depuis 1994 de la maladie d'Alzheimer. Tous les drapeaux, dont celui de la Maison Blanche, ont été mis en berne. Des funérailles nationales auront lieu mercredi. La communauté internationale a salué "un grand homme d'Etat". Seul le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a regretté que Ronald Reagan soit mort avant d'avoir été traduit en justice pour l'attaque américaine aérienne contre la Libye le 5 avril 1986 en représailles à un attentat perpétré contre une discothèque "La Belle" à Berlin-ouest fréquentée par des soldats américains. Le bilan s'élevait à 3 morts (2 soldats américains et un Turc) et 260 blessés dont une soixantaine d'Américains. En représailles à cet attentat, le président Reagan avait ordonné le bombardement des villes de Tripoli et Benghazi visant des "cibles terroristes". Une quarantaine de civils ont été tués et une centaine d'autres blessés selon des sources libyennes. La justice allemande avait estimé en novembre 2001 que la Lybie était responsable de cet attentat. Il a déclaré que l'ancien président américain "a commis des crimes contre les enfants de Libye" lors de cette attaque contre Benghazi et Tripoli, où sa fille adoptive Haïfa a été tuée. Il a dénoncé sa complice Margaret Thatcher. Plus de détails sur le raid américain contre la Libye. En 1983, Ronald Reagan qualifie l'URSS "d"Empire du Mal" qui "menace la sécurité du monde". Il entreprend des négociations de désarmement et de démantèlement des missiles à moyenne portée (SS 20 russe et Pershing américain) en Europe. En 1987, au pied du Mur de Berlin, il lance cet appel au dirigeant soviètique Mikhael Gorbatchev : "Si vous voulez la paix, si vous voulez la prospérité pour l'Union soviétique et l'Europe de l'Est (...), abattez ce Mur !". La présidence Reagan aura été marquée par un net renforcement de la puissance militaire américaine, symbolisée par l'invasion de la Grenade en 1983 et le lancement d'un programme de défense spatiale, l'Initiative de défense stratégique (IDS) popularisée sous le nom de "guerre des étoiles". L'endettement public a également triplé au cours de ses mandats. Plus de détails : La filmographie de Ronald Reagan. ** Des milliers de manifestants opposés à la guerre en Irak ont défilé samedi dans les grandes villes américaines. L'appel à manifester avait été lancé par la coalition pour mettre fin à la guerre et au racisme (ANSWER, Act Now to Stop War and End Racism) sous le slogan "Mettez fin à l'occupation de la Palestine, de l'Afghanistan, d'Irak et Haïti".
COREES : A l'issue d'un 9è round de pourparlers économiques qui s'est terminé vendredi, la Corée du Sud et la Corée du Nord ont signé un accord historique et symbolique visant à ouvrir 2 routes traversant la frontière entre les 2 pays d'ici le mois d'octobre 2004. Les 2 Corées sont officiellement encore en guerre aucun traité de paix n'ayant été signé depuis l'armistice qui a mis fin à la guerre de Corée (1950-1953). Des essais de circulation sur 2 voies ferrées qui longent ces 2 routes seront également engagés d'ici la fin de l'année. La Corée du Sud va fournir au nord une aide alimentaire de 400 000 tonnes de riz. Les navires nord et sud-coréens transportant des passagers ou des marchandises seront autorisés à fréquenter les ports de l’autre partie. Ces lignes maritimes seront ouvertes avant la fin de cette année. 7 ports sont concernés. Jusqu’à présent, les 2 Corées recouraient aux navires d’un pays tiers comme la Chine et le Panama dans leurs transactions commerciales. 4 ports leur étaient autorisés : Najin et Nampo, côté nord-coréen et Busan et Incheon, côté sud-coréen. Le 10ème round des négociations aura lieu du 31 août au 3 septembre 2004 à Séoul.
ISRAEL : Le tribunal de Tel Aviv a condamné dimanche Marwan Barghouti, chef du Fatah pour la Cisjordanie, à 5 peines de prison à vie assorties d'une peine de sûreté de 40 ans pour meurtre. A l'annonce du verdict, il a déclaré : "La poursuite de l'Intifada est la seule voie vers l'indépendance. Cette occupation est la pire occupation coloniale que l'humanité ait connue, mais elle se meurt et ils (les Israéliens) feraient mieux de se préparer à ses funérailles". Marwan Barghouti n'a jamais reconnu la compétence du tribunal de Tel Aviv, le considérant comme "un tribunal d'occupation". ** Le cabinet israélien réuni dimanche a voté par 14 voix pour et 7 contre le plan de retrait échelonné de la bande de Gaza diffèrant l'application de ce plan en mars 2005. Un retrait effectif serait prévu à la fin de l'année prochaine.
CISJORDANIE : Le Premier ministre palestinien Ahmed Qoreï a déclaré que "les siens saluaient tout retrait israélien de toute partie de (leur) terre palestinienne (...), si le retrait est total et entier, ce qui inclut le démantèlement de toutes les colonies". Le ministre Saeb Erekat a pour sa part indiqué : "Vu le temps qu'il a fallu au gouvernement israélien pour approuver ce plan fragmenté, je me demande combien de temps il faudra pour sa mise en oeuvre".
IRAK : Après le retrait des forces américaines et des miliciens du chef radical chiite Moqtada Sadr de la ville de Najaf, des policiers irakiens ont commencé leur déploiement dans la ville samedi. ** A Bagdad une bombe a explosé au passage d'un convoir militaire américain. Un adolescent de 14 ans a été tué et 2 policiers irakiens blessés.
ARABIE SAOUDITE : Simon Cumbers, âgé de 36 ans, caméraman britannique de la BBC a été tué par balle et son collègue blessé alors qu'ils effectuaient un reportage à Ryad dans le quartier islamiste d'Al-Souwaïdi où ils filmaient la maison d'un terroriste présumé tué par les forces de sécurité saoudiennes. Leur voiture a été la cible de tirs.
SOUDAN : 16 employés de l'ONU enlevés samedi au Darfour, dans l'ouest du Soudan, ont été libérés. Dénoncé par Khartoum, cet enlèvement n'a pas été revendiqué par les rebelles du MLS, Mouvement de Libération du Soudan.
BRESIL : Une mutinerie a éclaté samedi dans une prison de la capitale, Rio de Janeiro. 9 personnes ont été blessées. La mutinerie a commencé quelques heures après l'appel lancée par l'Union des travailleurs du système pénitentiaire de Rio de Janeiro à une grève illimitée pour exiger une hausse de 70 % des salaires et les meilleures conditions de travail.
KOSOVO : Un porte-parole des Nations Unies a annoncé qu'un adolescent serbe de 16 ans a été abattu samedi matin à Gracanica précisant que la police avait arrêté 2 Albanais. En mars dernier, la mort par noyade de 3 enfants albanais, imputée à des Serbes par les médias de la communauté albanaise, avait déclenché de violentes émeutes visant la minorité serbe faisant 19 morts et plus de 900 blessés. 800 maisons avaient été incendiées. Plusieurs milliers de Serbes ont manifesté dimanche à Gracanica pour dénoncer l'impuissance de l'OTAN et de l'ONU à les protéger.
ROUMANIE : 17,9 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dimanche pour le premier tour des élections municipales. Le scrutin ne sera pas invalidé si le taux d'abstention est élevé. En effet, le Parlement a éliminé de la loi la contrainte d'un niveau minimum de participation en raison de la mobilisation de plus en plus faible des Roumains lors des précédentes consultations.
SUISSE : Lors de sa 36ème session qui s'est déroulée du 17 mai au 4 juin 2004 à Genève, le Comité des droits de l'enfant, organe de surveillance des traités du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme HCNUDH composé de 18 experts indépendants, Hatem Kotrane, membre du Comité chargé de l'examen de la situation des droits de l'enfant en France a regretté que la France n'ait pas atteint l'objectif fixé par l'ONU consistant à consacrer 0,7 % de son PNB à l'aide publique au développement (APD). Il a fait part de sa préoccupation face à une certaine tendance au repli du mouvement d'adaptation du droit interne aux dispositions de la Convention, notamment au travers de la loi du 9 septembre 2002 dite d'orientation et de programmation pour la justice et son titre III consacré à la réforme du droit pénal des mineurs, ainsi que de la loi (Perben) portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité. S'agissant de la réserve que la France maintient à l'égard de l'article 30 de la Convention et par laquelle elle a entendu "écarter la reconnaissance des minorités et non pas la protection des droits de l'enfant, quelles que soient son origine, sa religion et/ou sa langue", Hatem Kotrane a estimé qu'il s'agit d'une réserve à caractère préventif donc inutile car de nature à favoriser l'idée que la France ne reconnaît pas les droits de minorités en général. Quelle est la réponse que le Gouvernement peut apporter aux préoccupations des organisations non gouvernementales, y compris le Syndicat de la magistrature, craignant que l'enfant ne soit devenu un véritable enjeu des programmes électoraux et que ses droits ne soient sacrifiés sur l'autel du discours sécuritaire monté en puissance ? Comment expliquer le développement de l'activité pénale au détriment de l'action éducative ? s'est également enquis Hatem Kotrane. Enfin, dans ses recommandations adressées à la France, le Comité s'est dit inquiet du risque que la loi du 15 mars 2004 encadrant, "en application du principe de laïcité", le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics "néglige le principe du meilleur intérêt de l'enfant". Il recommande à Paris d'examiner de près la situation des jeunes filles exclues de l'école du fait de la loi et de faire en sorte qu'elles continuent à bénéficier de leur droit à l'éducation. "En quoi le port d'un foulard perturbe-t-il une classe ?" s'est interrogé l'expert néerlandais Jacob Egbert Doek. Plus de détails : Présentation et examen du rapport de la France de madame Marie-José Roig, Ministre française de la famille et de l'enfance (maire d'Avignon, Vaucluse) ; Ndlr. La loi du 6 mars 2000 a institué une autorité indépendante : le défenseur des enfants - institution qui a pour mission de défendre et de promouvoir les droits de l'enfant. ; CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L'ENFANT DU 20 NOVEMBRE 1989 (Article 30, "Dans les Etats où il existe des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques ou des personnes d'origine autochtone, un enfant autochtone ou appartenant à une de ces minorités ne peut être privé du droit d'avoir sa propre vie culturelle, de professer et de pratiquer sa propre religion ou d'employer sa propre langue en commun avec les autres membres de son groupe".)
FRANCE : La reine Elizabeth II et le président français Jacques Chirac sont arrivés côte à côte dimanche au plus grand cimetière britannique de Normandie, à Bayeux, pour une cérémonie anglicane en présence de milliers de vétérans britanniques. 60 ans après le Débarquement de Normandie, la France organise des cérémonies d'hommage aux combattants de la liberté. Ces cérémonies se déroulent du 5 au 7 juin. La principale de ces cérémonies a été celle du 6 juin à Arromanches, qui réunit les chefs d'Etat et de Gouvernement de 22 pays invités, ainsi que des vétérans du Débarquement. Jacques Chirac a exprimé, en présence de George W. Bush, "la reconnaissance éternelle" de la France à l'Amérique pour la Libération de 1944" une amie de toujours" mue par "la même passion de la liberté et du droit, de la justice et de la démocratie". Le chancelier Gerhard Schroeder, premier dirigeant allemand à participer aux commémorations du Débarquement, a souligné dimanche à Caen la responsabilité historique de l'Allemagne dans la 2ème guerre mondiale, 1939-1945. Plus de détails : Site officiel du 60ème anniversaire des Débarquements et de la Libération de la France ** Le Président de la République a reçu, le samedi 5 mai 2004, le Président des Etats-Unis d'Amérique, George W. Bush, avec qui il a eu un entretien suivi d'un point de presse et d'un dîner de travail. ** Le Président Chirac se rendra au Sommet du G8 à Sea Island - Georgie (Etats-Unis d'Amérique) qui se tiendra du 8 au 10 juin 2004 . ** Le député-maire, Noël Mamère, de Bègles en Gironde (près de Bordeaux) a célébré samedi 5 juin 2004, le premier mariage gay de France entre 2 hommes, Bertrand Charpentier, 31 ans et Stéphane Chapin, 33 ans. Une Gay Pride était organisée dans le même temps à Bordeaux. Le ministre de la justice Dominique Perben après avoir menacé Noël Mamère de sanction administrative telle que la suspension (le mariage en 2004 n'étant en France reconnu qu'aux hétérosexuels par le code "civil" de 1804 de l'empereur Napoléon) ordonnait au procureur de la république de Bordeaux, Bertrand de Loze de le mettre en demeure en ces termes "En votre qualité d'officier d'état-civil, il vous est fait interdiction de célébrer le mariage annoncé (...) Il importe qu'en tant que personne dépositaire de l'autorité publique, vous vous absteniez de toute initiative destinée à faire échec à l'exécution de la loi", non sans envoyer une copie par huissier aux 4 autres officiers d'état-civil du conseil municipal de Bègles. Si le ministre de la justice a hésité puis exclu tout recours à la force pour empêcher la célébration, prévenant que ce mariage sera "nul" juridiquement, 3 policiers ont été désignés pour emmener à des fins "d'interrogatoire" sur la réalité de la domiciliation des 2 hommes sur cette commune, Edith Puyaubreau, une femme handicapée de 67 ans, qui avait accordé un bail aux futurs époux. La dame a révélé avoir été "traumatisée, ne sachant quoi dire, en larmes, (...) espèrant qu'elle n'aurait pas de problèmes". Noël Mamère s'est dit "scandalisé par ce procédé", ajoutant que de très nombreux hétérosexuels se marient dans des communes où ils ne résident pas en permanence et on n'envoie pas des policiers pour vérifier." Le premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait lui aussi menacé le député des Verts de sanctions administratives, civiles et même pénales. Parmi les contestataires figure son adjoint socialiste Michel Mercier qui lui reproche "officiellement" d'avoir pris sa décision seul, sans concertation. Selon un sondage de l'institut IPSOS, "la majorité des Français se dit aujourd'hui favorable au droit pour les couples homosexuels de se marier civilement (57 % dont 22 % sont même tout à fait favorables). En 4 ans, la population qui était encore très partagée sur ce point (en 2000, 48 % de la population y était favorable, 50 % opposée), a basculé et semble désormais soutenir le droit pour toutes les personnes du même sexe qui le désirent, de passer devant monsieur le maire. Aujourd'hui, seulement 38 % des Français sont opposés au mariage des homosexuels. ** Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a samedi, assuré de son soutien "sans failles et énergique" à SOS-Racisme créé par le parti socialiste (PS) qui fête ses 20 ans déclarant : "Paris est faite de femmes et d'hommes dont la couleur de peau, la religion ou l'origine constituent justement sa plus belle richesse. C'est ce Paris que je veux pour porter les valeurs de la République mais pas le Paris qui a livré des juifs aux nazis ou jeté des Algériens dans la Seine". Le président de SOS-Racisme et membre du conseil national du parti socialiste, Dominique Sopo, en présence de ses 3 prédécesseurs (Harlem Désir, député européen, membre du Conseil national du PS et tête de liste du parti socialiste en Ile-de-France aux européennes du 13 juin 2004), Malek Boutih, (devenu secrétaire national du PS en 2003) et Fodé Sylla, député européen), a pris la parole à son tour pour dénoncer "l'inquiétante et affligeante situation que connaît la France où le juif est désigné comme le responsable de tous les maux", poursuivant : "Notre combat contre le racisme ne sera remporté que par une lutte sans merci contre les replis communautaristes qui voudraient voir les uns se construire contre les autres". Ndlr. (SOS Racisme avait été mis en liquidation judiciaire et ses dirigeants condamnés pour malversations à la veille du 20ème anniversaire de la marche pour l’égalité et contre le racisme, dite "marche des beurs", (3 décembre 2003).




La citation du jour : "Faites comme nous, soyez tolérants, aimez-vous et allez jusqu'au bout de vos rêves". Bertrand Charpentier, 31 ans, premier marié gay de France à Stéphane Chapin, 33 ans, célébré par le député-maire, hors la loi, Noël Mamère, à Bègles en Gironde (près de Bordeaux) le samedi 5 juin 2004, sous la menace de l'Etat français.




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