SOMMAIRE

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Londres, la biographie de Peter Ackroyd, Bernard Turle
Plan de ville : London (en anglais)
Les grandes dates de l'histoire britannique d'Antoine Mioche
L'Empire immobile, ou, Le choc des mondes de Alain Peyrefitte
Histoire de l'Angleterre de Philippe Chassaigne
Churchill de François Bédarida
Churchill contre Hitler : Norvège 1940, la victoire fatale de François Kersaudy
Tony Blair, les rendez-vous manqués de Philippe Le Corre


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LES ARCHIVES 2003 DU ROYAUME-UNI


Mercredi 8 janvier 2003 : Un porte-parole du premier ministre Tony Blair a annoncé mardi que la réunion organisée à Londres le 15 janvier prochain sur l'initiative du premier ministre britannique serait annulée si le premier ministre israélien, Ariel Sharon, ne revient pas sur sa décision d'interdire aux responsables palestiniens de se déplacer à l'étranger. Le 17 décembre dernier, devant le parlement, Tony Blair a invité en janvier des responsables palestiniens, du quartette et de plusieurs autres pays comme "l'Egypte, l'Arabie saoudite, la Jordanie par exemple, mais pas Israël afin de discuter des réformes de l'Autorité Palestinienne".

Mercredi 15 janvier 2003 : Malgré l'interdiction faite aux responsables palestiniens de quitter les territoires autonomes palestiniens, la réunion visant à discuter de la réforme des institutions palestiniennes s'est quand même ouverte par vidéo conférence mardi à Londres en présence de Tony Blair qui a critiqué une nouvelle fois Israël sur l'interdiction de déplacement faite aux Palestiniens. Des représentants de la Russie, de l'Union européenne et des Etats-Unis participaient à cette réunion. Le ministre des collectivités locales, qui devait se rendre à Ramallah pour intervenir au cours de la réunion, a été interdit de quitter Jéricho par le gouvernement israélien. Il a demandé aux participants de la réunion de Londres de "dire devant le monde entier que c'est le gouvernement israélien qui bloque le processus de paix et la réforme des institutions palestiniennes."

Vendredi 7 février 2003 : Le ministre de la défense, Geoff Hoon, a annoncé que la Grande-Bretagne allait dépêcher dans le Golfe une centaine d'avions et 7000 hommes.
 
Samedi 8 février 2003 : Dans un rapport rendu public lundi, Tony Blair affirmait que l'Irak possèdait des armes de destruction massive et les cachait aux inspecteurs de l'ONU chargés du désarmement. Le secrétaire d'état américain, Colin Powell avait qualifié ce document de "remarquable" lors de la présentation de ses preuves mercredi au Conseil de Sécurité de l'ONU. Or, le cabinet du premier ministre a reconnu vendredi que ce rapport avait en fait été établi en 1991 par un étudiant californien, peu avant la guerre du Golfe. Un professeur de l'Université de Cambridge a déclaré dans une interview à la chaîne de télévision Channel 4 que les pages 6 à 16 du rapport avaient été purement et simplement recopiées "y compris les fautes d'orthographe et les erreurs grammaticales". L'auteur du rapport, Ibrahim al-Marashi, a annoncé qu'il allait demander des droits d'auteur aux auteurs du plagiat.

Mardi 18 février 2003 : Le coeur de Londres n'est plus accessible aux automobilistes que par le paiement d'une taxe de 5 livres (7,5 euros). Selon le maire de Londres, Ken Livingstone, cette mesure vise à réduire radicalement le trafic (10 à 15 %) dans la capitale britannique. Environ 250 000 véhicules circulent à Londres chaque jour. 800 caméras de surveillance ont été installées sur tout le trajet "taxé" soit 21 km2. Elles relèvent les plaques minéralogiques et interrogent une base de données pour savoir si la taxe a bien été payée. De nombreuses capitales, dont Singapour et Hong Kong, ont fait savoir qu'elles étaient prêtes à adopter ce système si les résultats s'avéraient concluants.

Vendredi 28 février 2003 : Le 104ème archevêque de Canterbury, chef spirituel de l'Eglise anglicane et ses 70 millions de fidèles dans le monde, Rowan Williams, a été intrônisé jeudi. (Plus de détails sur Rowan Williams connu pour ses prises de position radicales notamment contre la franc-maçonnerie.)

Samedi 8 Mars 2003 : Le premier ministre Tony Blair a catégoriquement rejeté "les progrès réalisés par l'Irak" quant à son désarmement affirmant que plus de 100 questions posées à Bagdad sont à ce jour restées sans réponse. Il a également qualifié de "déraisonnable" l'emploi du droit de véto par certains membres du Conseil de Sécurité (NDLR. la France, l'Allemagne et la Russie. Rappelons que depuis 1945, la Grande-Bretagne a utilisé 32 fois son droit de véto.)

Lundi 10 Mars 2003 : Un député du Parti Travailliste, qui occupait le poste de secrétaire privé parlementaire auprès du ministre de l'environnement a donné sa démission pour montrer son opposition à la politique menée par Tony Blair quant à la crise irakienne.

Mardi 11 Mars 2003 : La ministre chargée du développement international a menacé de démissionner si la Grande-Bretagne intervient en Irak sans le vote d'une résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU. Les députés ont appelé Tony Blair à la démission.

Jeudi 13 Mars 2003 : S'exprimant devant la Chambre des Communes, le premier ministre Tony Blair a proposé 6 conditions à remplir par l'Irak pour éviter une guerre : 1) le président Saddam Hussein devra annoncer publiquement à la télévision qu'il détient des armes de destruction massive et s'engager à les détruire 2) autoriser 30 scientifiques à se rendre à Chypre pour y être interrogés par les inspecteurs de l'ONU 3) faire la lumière sur ses stocks de bacilles de charbon (anthrax) et de gaz neurotoxiques 4) donner tous les renseignements qu'il détient sur l'avion sans pilote (drome) saisi par les inspecteurs de l'ONU mardi 5) s'engager à détruire son stock de missiles 6) rendre aux inspecteurs de l'ONU un laboratoire mobile. ** Tony Blair a demandé à la Russie et la France de revoir leur intention d'user de leur droit de véto estimant que "les deux pays menacent l'unité des Nations-Unies".

Mardi 18 Mars 2003 : Le ministre en relation avec le parlement, et ancien secrétaire au Foreign Office, Robin Cook, a donné sa démission lundi, pour protester contre la politique guerrière menée par le premier ministre Tony Blair.

Mercredi 19 Mars 2003 : Le sous-secrétaire d'état à la santé, Lord Philip Hunt, et le secrétaire d'état à l'intérieur, John Denham, ont démissionné, se disant opposés à la politique du premier ministre Tony Blair sur une intervention militaire en Irak.

Jeudi 20 Mars 2003 : Malgré les menaces de démission, et les appels contre la guerre, le parlement a finalement voté le recours à la force contre l'Irak. Tony Blair a rejeté la crise diplomatique sur la France. ** Desmond Tutu, ancien primat d'Afrique du Sud et Prix Nobel de la Paix a qualifié la guerre contre l'Irak "d'"injustifiable, immorale" et de "guerre du Mal".

Vendredi 21 Mars 2003 : Le ministre des affaires étrangères Jack Straw a lancé jeudi un message à la population irakienne : "Nous sommes avec vous, nous vous soutenons pour vous débarrasser du terrible régime de Saddam Hussein" et annoncé la "fin de des souffrances du peuple irakien".

Mardi 25 Mars 2003 : Pour la première fois depuis le début de la guerre en Irak, le premier ministre Tony Blair est intervenu devant la chambre des communes annonçant que l'aéroport de Bassorah était sécurisé et qu'un soldat britannique avait été tué.

Mercredi 26 Mars 2003 : Le quotidien "The Guardian" a publié un sondage mardi selon lequel 54 % des Britanniques soutiennent la guerre en Irak contre 38 % lors d'un précédent sondage effectué le 16 mars. 30 % des Britanniques sont contre la guerre contre 44 % à la mi-mars. ** Le premier ministre Tony Blair s'est adressé directement aux Irakiens en déclarant : "Cette fois nous ne vous laisserons pas tomber". Il se rend mercredi à Washington pour y rencontrer le président Bush. L'aide humanitaire à l'Irak doit y être abordée. Tony Blair a fait savoir que 231 tonnes d'aide humanitaire devrait arriver en Irak. (Voir les médias britanniques)

Jeudi 27 Mars 2003 : L'organisation "Index de la Censure" (Index of Censorship) dont le siège est à Londres a récompensé mercredi la chaîne qatariote Al-Jazeera pour "son apparente indépendance dans une région où les médias sont contrôlés par le pouvoir". L'Index de la Censure a par ailleurs indiqué qu'Al-Jazeera avait acquis sa réputation internationale grâce à la fiabilité de ses informations. Washington pour sa part estime que cette chaîne de télévision manque d'objectivité. Rappelons qu'Al-Jazeera avait diffusé, dimanche, les images de prisonniers de guerre américains et de soldats américains tués lors de combats. "Index de la Censure" a été créé en 1972 par Stephen Spender et a pour but de protéger la liberté d'expression et de lutter contre la censure. ** La police a procédé à l'arrestation de l'ancien magnat de la presse et milliardaire russe, Boris Berezovski, sur une demande de la Russie. B. Berezovski est réfugié à Londres depuis 2000. Ce proche de l'ex-président Boris Eltsine est soupçonné par Moscou de fraude et d'escroquerie à grande échelle et est accusé de financer les indépendantistes tchétchènes. Il a souvent critiqué le président Poutine lui reprochant son "autoritarisme". Une demande d'extradition devrait être formulée sous peu par Moscou.

Vendredi 28 Mars 2003 : Le ministre de la défense Geoff Hoon a lancé entendre jeudi au cours d'une conférence de presse que "le bombardement sur un quartier populaire de Bagdad mercredi qui a fait 14 morts et une trentaine de blessés serait dû à des tirs de missiles ou d'artillerie irakiens". Rappelons que le commandement central américain au Qatar avait reconnu peu après l'accident qu'il "avait pu y avoir une erreur de tir". ** Le ministre des affaires étrangères Jack Straw a déclaré, jeudi, au cours d'une interview à la BBC, que l'Occident, et la Grande Bretagne, menait une politique deux poids, deux mesures en agissant contre l'Irak regrettant qu'il ne fasse pas "preuve de la même fermeté à l'égard d'Israël quant à l'application des résolutions de l'ONU".

Mercredi 2 Avril 2003 : Selon le quotidien "The Guardian", un gouvernement composé de 23 ministères, dirigé par des Américains, aurait été secrétement formé au Koweit par l'administration Bush. Le gouvernement se mettrait en place petit à petit au fur et à mesure que les villes irakiennes tomberont aux mains des forces de la coalition.

Samedi 5 Avril 2003 : Un tribunal de Londres a autorisé vendredi l'extradition de Rachid Ramda vers la France. Cet Algérien est soupçonné d'avoir financé les attentats dans le RER à Paris en 1995 et qui avaient fait 6 morts. Le ministre de l'intérieur, David Blunkett, doit maintenant avaliser cette extradition.

Samedi 12 Avril 2003 : www.lastminutesermon.com est un nouveau site qui vient d'être lancé sur le web. Il propose aux pasteurs anglicans, qui ne disposent pas du temps néccessaire pour la rédaction de leurs sermons, et pour la modique somme de 8 livres (12,5 dollars) un accès à des sermons déjà rédigés et prêts à l'emploi d'une durée de lecture de 10 à 12 minutes.

Samedi 12 Avril 2003 : Ce pays a commencé à réduire le nombre de ses troupes mobilisées dans le Golfe. Un porte-avions est sur le chemin du retour tandis que des avions de combat sont arrivés vendredi soir sur leur base en Ecosse.

Jeudi 17 Avril 2003 : L'UNESCO et le British Museum ont décidé d'envoyer une mission d'experts en Irak afin d'évaluer les dommages causés au patrimoine culturel irakien. Les deux organisations ont reproché aux Etats-Unis d'avoir procédé avant toute chose à la sécurisation des puits de pétrole au lieu de protéger du pillage les sites culturels et musées irakiens rappelant à ce titre la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé qui oblige "les parties en guerre à assurer la sauvegarde et la conservation des biens culturels en territoire occupé".

Vendredi 2 mai 2003 : Le ministre des affaires étrangères, Jack Straw, a annoncé l'envoi en Irak, d'une mission diplomatique de 4 membres, la première en 12 ans. Un bureau sera ouvert à Bagdad à la fin de la semaine en prévision de l'installation de l'ambassade britannique dès la formation d'un gouvernement irakien.

Mercredi 7 mai 2003 : George Galloway, 48 ans, député, a été suspendu du Parti Travailliste "Labour" de Tony Blair pour ses propos hostiles tenus lors de la guerre en Irak. Il lui est reproché notamment une interview à la télévision Abou Dhabi TV dans laquelle, selon des responsables du parti, "il semblait inviter d'autres pays arabes à combattre l'armée britannique", propos qui "portent atteinte à la réputation du parti à travers un comportement préjudiciable ou très nuisible au parti". G. Galloway a toujours milité pour la levée des sanctions internationales imposées à Bagdad en 1991 et se rendait très fréquemment dans la région.

Mardi 13 mai 2003 : La ministre du développement international, Clara Short, a donné sa démission lundi au premier ministre Tony Blair, l'accusant de ne pas avoir respecté les assurances données pour un mandat de l'ONU dans la reconstruction de l'Irak. Devant la Chambre des Communes, où elle expliquait les raisons de sa démission, Mme Short, soutient que "les Etats-Unis et la Grande-Bretagne n'ont aucune autorité pour mettre en place un gouvernement légitime en Irak" et a déclaré que le gouvernement britannique "soutient les États-Unis en essayant de tyranniser le Conseil de sécurité pour qu'il adopte une résolution qui donne à la coalition le pouvoir d'établir un gouvernement irakien et de contrôler l'utilisation du pétrole pour la reconstruction, avec seulement un rôle mineur pour l'ONU". Elle a terminé en ces mots : "Tony Blair est devenu obsédé par la trace qu'il veut laisser dans l'Histoire".

Mercredi 21 mai 2003 : A l'approche de l'ouverture du sommet du G8, à Evian en France, du 1er au 3 juin, l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International, a publié un rapport de 100 pages intitulé «Un catalogue de défaillances : les exportations d'armes du G8 et les violations des droits de l'Homme» qui montre "qu'au moins deux-tiers de la totalité des transferts d'armes entre 1997 et 2001 proviennent de 5 pays du G8" (les Etats-Unis, la France, la Russie, la Grande-Bretagne et l'Allemagne) vers des pays qui violent les droits de l'homme. Selon des chiffres publiés par l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, les Etats-Unis arrivent en tête avec 28 % des transferts, suivi par la Russie avec 17 %, la France avec 10 %, la Grande-Bretagne avec 7 % et l'Allemagne avec 5 %. Le rapport fait état de la prolifération des armes légères qui ont un effet dévastateur dans des pays comme la Côte d'Ivoire ou le Libéria en proie à la guerre civile ou la République Démocratique du Congo où en 1998, la guerre civile a fait plus de 3,5 millions de morts. Le Zimbabwe, l'Angola, l'Ouganda et le Rwanda, parmi d'autres, sont les principaux pays à avoir reçu des armes des membres du G8. Amnesty préconise "un traité international du commerce des armes afin de renforcer et d'harmoniser les systèmes de contrôles nationaux pour mettre fin à l'approvisionnement en armes de ceux qui abusent des droits de l'Homme". ** En visite à Londres, le ministre marocain des affaires étrangères Mohamed Benaïssa a déclaré "qu'une main étrangère se cachait derrière les attentats de Casablanca".

Samedi 24 mai 2003 : Dans le cadre d'une "mesure préventive sans lien avec une menace terroriste précise", selon Scotland Yard, les autorités ont fait poser 80 blocs de béton de 10 tonnes chacun sur les voies d'accès au Palais de Westminster où siègent la Chambre des Lords et des Communes. Des policiers armés patrouillent tout autour des édifices.

Jeudi 29 mai 2003 : L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International a rendu publique mercredi son rapport annuel 2003 sur la situation des droits de l'homme dans le monde dans lequel elle dénonce "les dérives de la lutte contre le terrorisme". Elle critique les Etats-Unis qui "ont bafoué les droits fondamentaux de 600 prisonniers détenus à la base de Guatanamo à Cuba" et "a cherché à saper les fondements de la Cour Pénale Internationale" ajoutant que "les gouvernements n'ont pas le droit de répondre à la terreur par la terreur. Ceux qui commettent des attentats à la bombe contre un autobus à Tel-Aviv ou dans une discothèque à Bali (...) doivent être déférés devant la justice". Le même principe doit s'appliquer aux soldats israéliens responsables d'homicides illégaux dans les Territoires occupés". Au Moyen-Orient, les cas de tortures, censures et répressions de manifestations n'ont fait qu'augmenter depuis la guerre en Irak. La Belgique a procédé à 450 arrestations arbitraires pendant la guerre en Irak. Le comportement et "les excès de zèle" de la police et la politique autrichiennes à l'égard des demandeurs d'asile ont été également critiqués. Amnesty a dénoncé les exactions commises contre les populations civiles tchétchènes par les forces russes en toute impunité. Les violations des droits de l'homme se sont aggravées en 2002 : 106 pays sont dénoncés pour tortures ou mauvais traitements, 42 pour exécutions, 33 pour des disparitions, 34 pour des incarcérations de personnalités politiques, 54 pour des arrestations arbitraires.

Vendredi 30 mai 2003 : Un porte-parole du bureau du premier ministre a démenti jeudi à Londres des informations selon lesquelles le premier ministre aurait fait réécrire un rapport présenté au gouvernement pour justifier la guerre en Irak en inscrivant que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive et qu'il lui faudrait moins de 45 minutes pour répliquer à une offensive militaire. Selon l'ex-ministre des Affaires étrangères, Robin Cook, qui a démissionné le 17 mars pour montrer son désaccord avec la politique de Tony Blair et une offensive militaire contre l'Irak, a déclaré : "Cela fait 45 jours que l'on cherche des armes sans les trouver ; cela mérite que l'on ouvre une commission d'enquête parlementaire".

Mardi 3 juin 2003 La Reine Elizabeth II a célébré lundi à l'abbaye de Westminster à Londres le 50ème anniversaire de son couronnement en présence de 2250 invités choisis avec minutie. Aucune personnalité étrangère n'a été invitée.

Vendredi 6 juin 2003 : Le président afghan Hamid Karzaï, arrivé mercredi pour une visite officielle de 3 jours, a été reçu jeudi à Londres par le premier ministre Tony Blair. Leurs discussions ont porté essentiellement sur la reconstruction de l'Afghanistan. Il sera reçu vendredi matin par la Reine Elizabeth II au chateau de Windsor. Il donnera également une conférence sur la reconstruction de l'Afghanistan à l'Université d'Oxford.

Lundi 9 juin 2003 : Le ministre des Finances, Gordon Brown, doit se prononcer lundi devant la Chambre des Communes sur l'adhésion de la Grande-Bretagne à la monnaie européenne. Selon la presse britannique, ce sera "un non pas encore".

Mardi 10 juin 2003 : Le ministre des Finances, Gordon Brown, a annoncé lundi devant la Chambre des Communes que la Grande-Bretagne n'adhèrera pas, pour le moment, à la monnaie européenne, les conditions propices à cette entrée n'étant pas réunies. Tony Blair avait promis au début de son mandat, en 1997, un référendum sur l'adhésion du pays à la monnaie unique. L'opinion publique britannique et l'opposition sont totalement opposés à cette mesure et estiment "que l'indépendance de la Grande-Bretagne serait menacée en cas d'abandon de la livre".

Samedi 21 juin 2003 : Suite aux arrestations en France de partisans des Moudjahidines du Peuple Iranien, un homme a tenté de s'immoler vendredi devant l'ambassade de France à Londres. 2 hommes et une femme s'étaient déjà immolés mardi en signe de protestation contre l'opération "Théo" menée en France mardi contre l'Organisation des Moudjahidines du Peuples Iranien.

Mardi 24 juin 2003 : Le président russe Vladimir Poutine a entamé mardi une visite de 3 jours dans ce pays. C'est la première visite officielle d'un dirigeant russe depuis celle du Tsar Alexandre II en 1974.

Mercredi 25 juin 2003 : Le président russe Vladimir Poutine a été reçu avec tous les honneurs mardi par la reine Elizabeth pour une visite d'état de 3 jours, la première depuis celle du Tsar Alexandre II en 1874. (Erratum : dans notre édition de mardi, il fallait lire "1874" au lieu de "1974"). Le premier ministre Tony Blair rencontrera jeudi Vladimir Poutine où un important accord énergétique devrait être signé. La compagnie BP (British Petroleum) devrait investir 5,5 milliards d'euros dans des gisements pétroliers en Sibérie. Le Royaume-Uni deviendra donc, selon des propos de Tony Blair, le premier investisseur étranger en Russie. Tony Blair a également promis de parler à son hôte du problème tchétchène.

Samedi 28 juin 2003 : Les médias britanniques sont tous mobilisés sur la manipulation médiatique dont ils ont déjà démontré l'existence lors de la guerre en Irak. L'affaire a pris une nouvelle tournure après que le directeur de la communication de Tony Blair, Alastair Campbell, entendu mercredi devant la commission des Affaires étrangères des Communes, ait demandé des excuses au directeur de l'information de la BBC, Richard Sambrook, qu'il accuse d'avoir menti au public. Le 29 mai, l'un des spécialistes militaires de la BBC, Andrew Gilligan, avait accusé M. Campbell d'avoir délibérément "gonflé" un dossier sur l'arsenal irakien publié en septembre 2002 et qui affirmait que Saddam Hussein pouvait déployer des armes de destruction massive en 45 minutes. Le directeur de l'information de la BBC, Richard Sambrook, a répondu "qu'au vu de mon expérience, ce sont des pressions sans précédent sur la BBC de la part de Downing Street." La BBC a publié un communiqué estimant "ne pas devoir s'excuser pour quoi que ce soit". M. Sambrook ajoutant "franchement, je ne crois pas que la BBC ait de leçons à recevoir sur l'utilisation des sources de la part d'un service de la communication qui a plagié une thèse vieille de 12 ans et l'a distribuée sans en préciser la source". Ndlr. Ce deuxième rapport avait été publié en février 2003 par les services d'Alastair Campbell et en grande partie plagié, quasi mot pour mot, fautes d'orthographe comprises, sur la thèse d'un étudiant américain. Les nombreux détracteurs d'Alastair Campbell repprochent à cet ancien journaliste politique ses effets d'annonce, de manipulation de l'information, son obsession de l'image, ses discours adaptés à chaque interlocuteur, et son absence de substance. Même le Daily Mirror, pourtant proche des travaillistes au pouvoir qualifie cette campagne menée contre la BBC de "scandaleuse " par Alastair Campbell, le chef des "spin doctors" (spécialistes de la manipulation) de Tony Blair. Le Daily Mail (droite) y voit une "cynique tentative pour écraser la BBC". Enfin rappelons que M. Cook avait démissionné le 17 mars de son poste de ministre des relations avec le parlement pour marquer son hostilité à la politique irakienne de Tony Blair engagé auprès de G.W Bush dans une guerre sans mandat de l'ONU.

Mardi 1er juillet 2003 : La secrétaire d'Etat aux femmes et à l'égalité, Jacqui Smith, a annoncé lundi un projet de loi visant à donner aux couples homosexuels les mêmes droits que les couples mariés. Or, ce projet de loi soulève une grande polémique non seulement au sein du gouvernement mais auprès des Britanniques car ces nouveaux droits ne s'appliqueront qu'aux couples homosexuels mais non aux couples qui vivent ensemble sans être mariés. ** Après 5 heures de débat où se sont durement opposés partisans et opposants, la chambre des Communes a approuvé lundi soir à Londres l'interdiction totale de la chasse à courre, par 362 voix contre 154.

Mardi 8 juillet 2003 : Une commission parlementaire a violemment critiqué l'attitude du premier ministre Tony Blair qui a utilisé une thèse ancienne écrite par un étudiant faisant état de la menace de l'arsenal de Saddam Hussein pour justifier une guerre en Irak. La commission a toutefois jugé que le gouvernement n'avait pas "délibérément trompé l'opinion et le parlement".

Mercredi 9 juillet 2003 : Le premier ministre Tony Blair a estimé que son "gouvernement avait fait ce qu'il fallait faire" après les critiques émises par le rapport de la commission parlementaire chargée de faire la lumière sur les preuves fournies pour justifier une guerre en Irak. Il a même justifié en ces termes l'emploi d'une ancienne thèse d'un étudiant américain (datant de 12 ans) : "dans la mesure où, dans la forme, les informations étaient correctes".

Samedi 12 juillet 2003 : Londres a déposé officiellement sa candidature auprès du Comité International Olympique à Genève pour l'organisation des Jeux Olympiques de 2012. Paris, New York, Moscou, Madrid, Istanbul, Rio de Janeiro, Leipzig et La Havane sont déjà candidates. Le CIO devrait prendre sa décision le 6 juillet 2005.

Lundi 14 juillet 2003 : Lors de la conférence qui réunit depuis vendredi les dirigeants des partis politiques "progressistes" de centre gauche du monde entier, l'ex-président démocrate Bill Clinton a souhaité "l'implication de l'OTAN en Irak dans le processus de reconstruction", ce qui, selon lui, "continuerait de donner aux États-Unis une position forte sur place". Il a également demandé le doublement ou le triplement des forces américaines en Afghanistan pour "venir en aide au président Karzaï dans sa lutte contre les Talibans et membres d'Al-Qaïda". Il a enfin estimé que la Corée du Nord "était une menace bien plus importante que l'Irak ne l'a jamais été", en raison de sa capacité à fabriquer des armes nucléaires ajoutant : "ils ne vont pas les utiliser, ils vont les vendre pour se nourrir, pour se chauffer et pour être importants. Je crois que c'est un sujet très sérieux, bien plus sérieux que ce qui est présenté dans la presse, et cela exige d'agir de façon urgente". ** Le premier ministre israélien Ariel Sharon est arrivé dimanche soir à Londres pour une visite d'état de 3 jours. Il a exhorté la communauté européenne à boycotter le président palestinien Yasser Arafat. Ariel Sharon a même laissé entendre qu'il pourrait être arrêté et expulsé s'il faisait obstacle aux efforts de son premier ministre Mahmoud Abbas pour mettre en route l'application de la feuille de route. ** L'ex-chef des inspecteurs de l'ONU chargé du désarmement en Irak, Hans Blix, a qualifié "d'erreur fondamentale" dimanche dans une interview au quotidien ''The Independent" la déclaration du chef du gouvernement Tony Blair en septembre 2002 devant la Chambre des Communes selon laquelle "l'Irak pouvait déployer ses armes de destruction massive en moins de 45 minutes", prétexte à une intervention militaire en Irak.

Mardi 15 juillet 2003 : Le premier ministre israélien Ariel Sharon a rencontré lundi le premier ministre Tony Blair et le ministre des affaires étrangères Jack Straw. Ariel Sharon a demandé à la Grande-Bretagne d'isoler politiquement le président palestinien Yasser Arafat qu'il accuse de soutenir le terrorisme en ne luttant pas contre les mouvements armés palestiniens. Jack Straw a rappelé à Ariel Sharon que "tant que le président Arafat est le président démocratiquement élu de l'Autorité palestinienne, nous continuerons à avoir des relations avec lui". Les relations entre Londres et Israël se sont fortement ombragées après la tenue en janvier dernier d'une conférence sur les réformes palestiniennes où Israël n'a pas été invitée, les déclarations au printemps de Jack Straw qui affirmaient que "les pays occidentaux suivaient une politique deux poids deux mesures en contraignant l'Irak à respecter les résolutions de l'ONU mais pas Israël ou encore deux députés britanniques qui ont comparé la situation à Gaza au ghetto de Varsovie et à l'apartheid : "Les Palestiniens sont dans la même situation que les Juifs du ghetto de Varsovie : ils se sont vus déposséder de leurs terres et on a construit un mur pour les enfermer." Plus de liens : le mur de l'apartheid

Mercredi 16 juillet : Le premier ministre israélien Ariel Sharon a rencontré mardi après-midi Iain Duncan-Smith, le chef du parti conservateur. Il a également rencontré les membres de la communauté juive britannique.

Vendredi 18 juillet 2003 : Le quotidien "The Guardian" a révélé jeudi une nouvelle affaire de "bidonnage" médiatique sur la guerre en Irak. La chaîne d'informations en continu "Sky News" a diffusé fin mars et début avril un reportage réalisé à bord du sous-marin nucléaire HMS Splendid en mission pendant la guerre en Irak. Les téléspectateurs de "Sky News" ont pu assister "en direct" aux préparatifs et la mise à feu d'un missile de croisière Tomahawk lancé sur Bagdad. Mais une équipe de la BBC présente lors du même "processus", dans le même sous-marin et à la même date indique que celui-ci se trouvait en fait à quai. Un porte-parole de la Royal Navy a confirmé au quotidien que "le ministère de la défense britannique avait offert sur la base d'un travail avec la BBC la possibilité de filmer les préparatifs du lancement d'un missile de croisière dans le cadre d'une simulation". Un journaliste et un producteur de "Sky News" ont déjà été suspendus. Rappelons que dans la vague de scandales médiatiques liée à la guerre en Irak et à la manipulation de l'opinion publique britannique par Alastair Campbell, surnommé le chef des "spin doctors" (spécialistes de la manipulation) de Tony Blair, "Sky News" avait tenu à se démarquer par la voix de son directeur, Nick Pollard, qui rappelons-le avait déclaré : "être fier de notre réputation pour la justesse et l'intégrité de nos reportages". "Complètement surpris" par cette nouvelle "Sky News" a décidé de lancer une enquête "approfondie" sur le fonctionnement de sa rédaction. (voir Cyberguerre, édition du 28 juin 2003)

Samedi 19 juillet 2003 : Le docteur David Kelly, 59 ans, chercheur réputé, expert en armes bactériologiques, et conseiller scientifique auprès du ministère de la défense, disparu jeudi, a été retrouvé mort vendredi. Une autopsie sera pratiquée samedi pour connaître les causes de sa mort. Il avait été mis en cause par Downing Street dans la polémique avec la BBC sur le dossier des armes de destruction massive (ADM) irakiennes, délibérément "gonflé" par Alastair Campbell, chargé de l'information par Tony Blair. Selon John Maples, membre de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes (qui enquête sur les conditions d'entrée en guerre de la Grande-Bretagne contre l'Irak) "David Kelly était un bouc émissaire" dans cette affaire. Rappelons le Dr David Kelly, avait été inspecteur en désarmement pour les Nations-Unies de 1994 à 1999 et s'était rendu 37 fois en Irak. L'affaire avait pris une nouvelle tournure après que le directeur de la communication de Tony Blair, Alastair Campbell, entendu devant la commission des Affaires étrangères, avait demandé des excuses au directeur de l'information de la BBC, Richard Sambrook, qu'il accusait d'avoir menti au public. Avant cela, le 29 mai, l'un des spécialistes militaires de la BBC, Andrew Gilligan, avait accusé M. Campbell d'avoir délibérément "gonflé" un dossier sur l'arsenal irakien publié en septembre 2002 et qui affirmait que Saddam Hussein pouvait déployer des armes de destruction massive en 45 minutes. Ndlr. Ce deuxième rapport avait été publié en février 2003 par les services d'Alastair Campbell et en grande partie plagié, quasi mot pour mot, fautes d'orthographe comprises, sur la thèse d'un étudiant américain rédigé il y a 12 ans. Les nombreux détracteurs d'Alastair Campbell repprochent à cet ancien journaliste politique ses effets d'annonce, de manipulation de l'information, son obsession de l'image, ses discours adaptés à chaque interlocuteur, et son absence de substance. Même le quotidien "Daily Mirror", pourtant proche des travaillistes au pouvoir, qualifiait cette campagne menée contre la BBC de "scandaleuse " par Alastair Campbell, le chef des "spin doctors" (spécialistes de la manipulation) de Tony Blair. Le "Daily Mail" (droite) y voyait une "cynique tentative pour écraser la BBC". Enfin rappelons que M. Cook avait démissionné le 17 mars de son poste de ministre des relations avec le parlement pour marquer son hostilité à la politique irakienne de Tony Blair engagé auprès de G. W Bush dans une guerre sans mandat de l'ONU. Le ministère de la défense a annoncé qu'une enquête indépendante sur la mort de David Kelly, sera confiée à un juge de haut rang.

Lundi 21 juillet 2003 : La BBC a confirmé dimanche que le docteur David Kelly, 59 ans, chercheur réputé, expert en armes bactériologiques, et conseiller scientifique auprès du ministère de la défense, retrouvé mort vendredi, était bien son informateur principal sur le dossier irakien. C'est lui qui a révélé que le gouvernement de Tony Blair avait gonflé les rapports pour justifier une intervention militaire en Irak. Selon le rapport d'autopsie, David Kelly s'est suicidé. En visite au Japon, le premier ministre britannique a exclu toute démission et toute convocation du parlement (en vacances jusqu'au mois d'octobre) pour une session extraordinaire sur la question alors que l'opposition et des membres du Parti Travailliste la réclament.

Mardi 22 juillet 2003 : Lord Brian Hutton, l'un des juges de la Haute Cour d'appel chargé d'enquêter sur le suicide de David Kelly, conseiller du ministère de la défense et expert en armes bactériologiques, a annoncé lundi son intention d'examiner également "les circonstances entourant la mort" de David Kelly. ** Selon un sondage publié par le "Daily Telegraph" 39 % des Britanniques veulent la démission du premier ministre Tony Blair. 47 % des sondés estiment que le gouvernement de Tony Blair est responsable du suicide du docteur David Kelly pour avoir révélé qu'il était la source de la BBC.

Jeudi 7 août 2003 : Les funérailles du docteur David Kelly, 59 ans, expert en armes bactériologiques, chercheur réputé, et conseiller scientifique auprès du ministère de la défense, qui s'est suicidé le 18 juillet, ont eu lieu mercredi dans la plus stricte intimité. Le gouvernement britannique était représenté par le vice-premier ministre John Prescott, le premier ministre Tony Blair étant en vacances à la Barbade. Le juge Lord Hutton, chargé du dossier était présent. Il a convoqué le premier ministre Tony Blair en septembre. (Voir notre article du 19 juillet)

Lundi 11 août 2003 : Après la nomination de son premier évêque homosexuel aux Etats-Unis, l'église anglicane doit faire face à de nombreuses critiques et convoque un sommet extraordinaire en octobre prochain. ** Les premières auditions sur le suicide de David Kelly, 59 ans, expert en armes bactériologiques, chercheur réputé, et conseiller scientifique auprès du ministère de la défense, qui s'est suicidé le 18 juillet, commencent lundi à Londres. Des responsables du gouvernement britannique et les journalistes de la BBC se succèderont jusqu'à jeudi pour y être entendus.

Mercredi 13 août 2003 : Le juge Lord Hutton mandaté pour faire toute la lumière sur le suicide le 18 juillet de David Kelly, 59 ans, expert en armes bactériologiques, chercheur réputé, et conseiller scientifique auprès du ministère de la défense,a entendu mardi le journaliste de la BBC, Andrew Gilligan, qui avait annoncé le "gonflement" du dossier sur les armes de destruction massive en Irak, a une nouvelle fois accusé le directeur de la communication de Tony Blair, Alastair Campbell, d'avoir "maquillé la version initiale du rapport" et exagéré la menace de l'arsenal irakienne" pour justifier le déclenchement de la guerre en Irak sans le mandat de l'ONU.

Vendredi 15 août 2003 : L'organisation de défense des droits de l'homme, Amnesty International, a appelé jeudi le président nigérian Obasanjo à arrêter le président libérien Charles Taylor et le livrer au Tribunal Spécial de l'ONU pour la Sierra Leone. L'organisation estime qu'accorder l'asile politique à Charles Taylor constitue une violation du droit international.

Mercredi 20 août 2003 : Le Centre de Recherches sur les Marchés Internationaux (WMRC, World Markets Research Center) a publié mardi à Londres un rapport sur les pays à risques terroristes qui établit que la liste des pays menacés a bien changé depuis les attentats du 11 septembre 2001. Sur un total de 186 pays étudiés, la Colombie, le Pakistan, Israël, les Etats-Unis, les Philippines, l'Afghanistan, l'Indonésie, l'Irak, l'Inde et le Sri Lanka sont les pays à haut risque terroriste. Les Etats-Unis, selon ce rapport, arrive en 4ème position, non pas en raison des attentats du 11 septembre 2001, mais du fait de leurs positions économiques et intérêts commerciaux dans le monde. La Grande-Bretagne est à la 10ème place devant la Russie, le Yémen et le Liban en raison principalement de son soutien aux Etats-Unis. La France et l'Allemagne sont respectivement 23 ème et 41ème dans ce classement.

Vendredi 22 août 2003 : Les ministres des Affaires étrangères français, Dominique de Villepin, britannique, Jack Straw, américain, Colin Powell et espagnol, Ana Palacio, sont parvenus à un accord visant à un report du vote d'un projet de résolution auprès du Conseil de Sécurité de l'ONU sur la levée des sanctions à l'encontre de la Libye après sa reconnaissance de son implication dans l'attentat de Lockerbie et le paiement d'indemnités aux familles des 270 victimes (NDLR. 2,6 milliards de dollars en cours de transfert à la Banque des Règlements Internationaux (BRI) en Suisse.) Paris souhaite en effet que "les indemnités versées aux victimes de l'attentat du 19 septembre 1989 contre le DC10 d'UTA, soient réévaluées en équité par rapport aux compensations que recevront les ayants droit des victimes de Lockerbie" et mène, avec l'Association des familles des victimes, des négociations avec Tripoli.

Jeudi 28 août 2003 : Le ministre de la défense, Jeoff Hoon, a été entendu mercredi par le juge Brian Hutton, l'un des juges de la Haute Cour d'appel à la tête de la Commission d'enquête indépendante chargée de faire la lumière sur le suicide présumé de David Kelly, expert en armes bactériologiques, et conseiller scientifique auprès du ministère de la défense. Jeff Hoon a démenti avoir aidé à rendre publique le nom de David Kelly qui servait d'informateur à la BBC et qui s'est suicidé une semaine après que son nom soit apparu dans la presse accusant le personnel de son service de presse d'être à l'origine de "la fuite". Jeudi, c'est au tour du premier ministre Tony Blair de s'expliquer sur cette affaire.

Vendredi 29 août 2003 : La Cour de Justice de Londres a entendu pendant près de 2 heures jeudi dans le cadre de l'enquête menée par la Commission indépendante chargée de faire la lumière sur les circonstances qui ont mené au suicide présumé de David Kelly, expert en armes bactériologiques, et conseiller scientifique auprès du ministère de la défense. Il a affirmé n'y avoir eu "aucune manipulation du dossier sur l'arsenal nucléaire irakien." Sur la révélation publique du nom de David Kelly, en tant qu'informateur de la BCC, il dit assumer toute la responsabilité de la mort de David Kelly en tant que chef de gouvernement affirmant toutefois que "l'identité de l'expert allait être inévitablement connue" et qu'il ne savait pas que David Kelly travaillait sur le dossier nucléaire irakien. C'est la deuxième fois dans l'histoire de la Grande-Bretagne qu'un premier ministre est entendu par un juge.

Samedi 30 août 2003 : Le porte parole du premier ministre Tony Blair a annoncé la démission du directeur de la communication du premier ministre, Alastair Campbell, personnage central dans l'affaire Kelly. Le 29 mai, l'un des spécialistes militaires de la BBC, Andrew Gilligan, avait accusé M. Campbell d'avoir délibérément "gonflé" un dossier sur l'arsenal irakien publié en septembre 2002 et qui affirmait que Saddam Hussein pouvait déployer des armes de destruction massive en 45 minutes. Tony Blair a nommé à ce poste, l'ex porte parole du Parti travailliste, David Hill.

Mardi 2 septembre 2003 : Le juge Hutton chargé d'enquêter sur le suicide présumé de l'expert en armement bactériologique, David Kelly, poursuit ses auditions. Il a entendu lundi la veuve de David Kelly et sa fille Rachel. Mme Kelly a mis en cause le ministre de la défense, Geoff Hoon. Selon elle, son mari s'est senti trahi par le ministère de la Défense lorsque son nom a été révélé par la BBC. ** Après l'accord d'indemnisation conclu entre la France et la Libye sur l'indemnisation des victimes du vol UTA, Londres a annoncé qu'elle allait soumettre dans la semaine au Conseil de Sécurité de l'ONU son projet de résolution visant à la levée des sanctions internationales imposées à Tripoli depuis près 15 ans.

Samedi 6 septembre 2003 : La police britannique a saisi, dans une maison du sud de Londres, dans le cadre d'une gigantesque opération de démantèlement de réseaux de trafiquants de drogue, menée conjointement en Colombie et en Grande-Bretagne pendant 6 mois, des titres boursiers américains, des biens et des voitures d'une valeur d'environ 6 milliards de dollars. 9 Britanniques ont été arrêtés et inculpés de "conspiration pour importer de la cocaïne et exporter de l'Ectasy". Les autorités ont décidé de s'attaquer au nerf du trafic de drogue : l''argent et son blanchiment. L'argent de la drogue dans le monde représente 500 milliards de dollars par an. Le blanchiment d'argent sale "coûte" entre 30 et 50 % des recettes brutes à un gros trafiquant.

Lundi 8 septembre 2003 : A 3 jours de la commémoration des attentats du 11 septembre 2001, 500 policiers, pompiers et personnels hospitaliers ont été mobilisés dimanche dans le cadre d'une opération de simulation d'un attentat à l'arme chimique dans le métro de Londres. Scotland Yard estime qu'une attaque terroriste en Grande-Bretagne est inévitable. Le ministre des Transports a confirmé qu'un plan secret d'évacuation massive et de relogement des ses habitants dans des zones sécurisées a été mis au point.** Dans une interview accordée dimanche au quotidien "Independent" l'ancienne ministre du développement international (qui avait démissionné en protestation contre la guerre en Irak), Clare Short, a déclaré que l'affaire Kelly avait compromis l'intégrité du gouvernement soulignant "que la pression exercée sur l'expert - où l'on est allé jusqu'à la menace de la perte de sa pension et de sa réputation - est devenue pour lui un enfer". Décrivant Tony Blair "sous ses airs souriants" comme un personnage sournoi "une nature impitoyable qui s'accompagne d'un manque de respect pour les procédures appropriées". En concluant que la bataille déclenchée contre la BBC (Tv, radio publiques) par Alastair Campbell (directeur de la communication de Blair et démissionnaire toujours en poste) "n'avait rien à voir avec l'intérêt national". Ndlr. Monsieur Blair a accepté la démission d'une douzaine de membres de son gouvernement depuis 1997.

Samedi 20 septembre 2003 : Pour la première fois depuis son accession au pouvoir en 1997, le parti travailliste de Tony Blair a perdu les élections législatives partielles dans le fief du parti dans le nord de Londres, en raison "de sa gestion de la crise irakienne" selon les analystes politiques.

Lundi 22 septembre 2003 : Le Foreign Office (Affaires étrangères) a publié jeudi son rapport annuel sur la situation des droits de l'homme dans le monde dans lequel il a dénoncé la situation des prisonniers détenus sur la base américaine de Guantanamo à Cuba. Plus de 600 prisonniers, accusés de liens avec l'organisation Al-Qaïda, sont détenus à Guantanamo, dont neuf Britanniques. (Plus de détails : Amnesty International (Belgique) : le statut des prisonniers de Guantanamo en droit international). Le Foreign Office a renouvelé la position de Londres sur le sort de ces prisonniers : "Quel que soit leur statut, nous avons toujours clairement dit que les détenus avaient droit à un traitement humain et, s'ils sont poursuivis, à un procès équitable". Le rapport dénonce également le recours à la peine de mort aux Etats-Unis, en tête des pays ayant exécuté le plus de prisonniers en 2002 avec la Chine et l'Iran. Le rapport s'inquiète en outre des violations des droits de l'Homme dans des pays comme la Birmanie, le Zimbabwe, Israël ou l'Arabie saoudite. Le document critique également Israël qui, fait selon lui preuve d'un "inquiétant mépris pour les droits de l'Homme" ajoutant : "Nous soutenons le droit d'Israël à protéger ses citoyens, dans le respect du droit international, mais nous restons profondément préoccupés par l'impact de la poursuite de l'occupation israélienne et des opérations militaires israéliennes, sur la vie quotidienne des Palestiniens ordinaires". Le Foreign Office a également fait part de " graves inquiétudes face à l'incapacité de l'Arabie saoudite à établir des normes humanitaires de base" concernant "la peine capitale, les punitions corporelles, la torture, la discrimination contre les femmes et les non-musulmans, ainsi que les restrictions de la liberté de mouvement, d'expression, de réunion et de culte".

Mardi 23 septembre 2003 : Le ministre de l'Intérieur, Geoff Hoon, et le conseiller en communication de Tony Blair, Alastair Campbell, qui a donné sa démission tout en restant en poste, ont été une nouvelle fois entendus par le juge Brian Hutton dans le cadre de l'enquête sur le suicide de l'expert en armement David Kelly. Geoff Hoon a reconnu avoir "approuvé la stratégie visant à rendre publique le nom de David Kelly" mais a assuré que "le gouvernement n'avait rien à se reprocher dans la mort de l'expert".

Vendredi 26 septembre 2003 : Alors que la Maison Blanche annonçait officiellement que le président Bush effectuera, du 19 au 21 novembre, une visite d'état à Londres, un appel à une importante manifestation a été lancé pour samedi à Londres pour protester contre la politique américano-britannique en Irak.

Lundi 29 septembre 2003 : Toute l'Europe s'est mobilisée samedi pour protester contre l'occupation en Irak. A Londres, des dizaines de milliers de manifestants, 100 000 selon les organisateurs, ont protesté contre la politique américano-britannique en Irak, pour la cause palestinienne et ont demandé le retrait des troupes britanniques en Irak.

Mercredi 1er octobre 2003 : Lors du Congrès annuel du Parti Travailliste, à Bournemouth, ville balnéaire du sud du pays, le premier ministre Tony Blair a, dans un discours d'environ trois quarts d'heure, justifié la guerre en Irak alors qu'un sondage publié en fin de semaine dernière donnait, pour la première fois, une majorité de personnes se prononçant en faveur de la démission du Premier ministre pour sa politique en Irak. Il s'est dit "certain d'avoir pris la bonne décision". Pour lui "l'Irak devait être débarrassée de Saddam Hussein". Il s'est félicité d'être le premier chef des Travaillistes à être resté au pouvoir pendant 2 mandats et a vanté sa politique menée depuis 1997, fortement critiquée par l'opposition, comme l'amélioration de la qualité du service public, la création d'hôpitaux plus autonomes dotés de fonds privés ou la hausse des frais d'inscription dans les universités ajoutant qu'il ne mettra pas un terme à sa politique de réformes.

Jeudi 2 octobre 2003 : La plus grande mosquée d'Europe, Baitul Futuh, surmontée d'un dôme de 15,50 mètres de haut, va être inaugurée jeudi à Morden dans le sud de l'Angleterre. Edifiée par les Musulmans Ahmadiyya et financée en grande partie par des dons privés, elle pourra accueillir jusqu'à 10 000 fidèles. Fondée en Inde en mars 1889, la communauté Ahmadiyya a été implantée dans 174 pays et compte environ 200 millions de membres dans le monde. ** Le Congrès du Parti Travailliste a voté contre un projet de loi du gouvernement soutenu par Tony Blair visant à rendre les hôpitaux publics semi-autonomes et dotés de fonds privés et demandé son retrait pur et simple. Le parti travailliste estime que cette réforme, où l'on introduit la compétitivité et le marketing, risque d'entraîner un service de santé à deux vitesses. Les membres du Congrès se sont par ailleurs opposés au vote d'une résolution "louant le gouvernement pour sa politique générale en matière de santé publique" avec 56 % contre et 44 % pour.

Mardi 7 octobre 2003 : Un journaliste de la chaîne Sky News qui avait été suspendu en juillet après avoir reconnu "avoir truqué un reportage sur la guerre en Irak", a été retrouvé mort samedi à son domicile. Selon la police, la "mort ne paraît pas suspecte". James Forlong, 44 ans, avait, au cours de son reportage, indiqué qu'il se trouvait à bord du sous-marin HMS Splendid en mission qui effectuait un tir de missile britannique contre l'Irak. En réalité, le bâtiment se trouvait à quai où la Royal Navy avait invité des journalistes pour un exercice de simulation.

Vendredi 10 octobre 2003 : Amnesty International et Oxfam ont dénoncé jeudi dans un rapport le commerce des armes légères qui laisse une totale impunité aux fabricants. Les deux organisations demandent l'adoption d'un traité international portant sur le contrôle du commerce des armes d'ici 2006. Il existe 639 millions d'armes légères de par le monde, une pour dix personnes, produites par plus de 1 000 sociétés dans au moins 98 pays. Plus de 8 millions d'armes légères supplémentaires sont produites chaque année. 16 milliards de munitions sont produites chaque année, soit plus de 2 balles pour chaque homme, femme ou enfant sur la planète. Presque 60 % des armes légères sont entre les mains de civils. 80 à 90 % des armes légères illégales proviendraient au départ d'un commerce reconnu par l'État. Plus de 500 000 personnes en moyenne sont tuées chaque année par des armes conventionnelles, soit une personne à la minute. Au cours de la Première Guerre mondiale, 14% des victimes étaient civiles. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, cette proportion a atteint 67%. Dans certains conflits actuels, elle est encore plus élevée. 300 000 enfants-soldats sont impliqués dans des conflits. Un tiers des pays consacrent plus d'argent aux dépenses militaires qu'aux dépenses sanitaires. En moyenne, 22 milliards de dollars sont dépensés en armes chaque année par des pays d'Afrique, d'Asie, du Moyen-Orient et d'Amérique Latine. Avec la moitié de cette somme, tous les garçons et les filles de ces pays pourraient aller à l'école primaire. Irene Khan, directrice d'Amnesty International, a souligné "l'hypocrisie" des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine), responsables à eux seuls de 88 % des exportations d'armes conventionnelles tout en précisant que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont gagné plus d'argent lors des quatre dernières années avec leurs exportations militaires vers l'Asie, l'Afrique, le Proche-Orient et l'Amérique latine que ce qu'ils ont versé à ces mêmes régions en aide humanitaire. Elle a conclu : "La soi-disant guerre contre le terrorisme a en fait aidé à la prolifération des armes". Les seules exportations légales d'armes légères représentent pour les gouvernements un chiffres d'affaires annuel de 21 milliards de dollars (près de 18 milliards d'euros).

Samedi 11 octobre 2003 : Lors d'un office religieux vendredi à l'église Saint Paul de Londres à la mémoire des 51 soldats britanniques morts en Irak, le premier ministre Tony Blair a été pris à partie par les familles des soldats disparus qui l'ont accusé d'avoir "fait tuer en vain leurs enfants". Environ 2 000 personnes ont participé à cette messe souvenir dont la reine Elizabeth II, le prince Charles et le ministre de la Défense Geoff Hoon, incriminé dans le suicide du chercheur David Kelly.

Vendredi 24 octobre 2003 : Suspendu en mai dernier pour avoir "porté atteinte au parti", George Galloway a été exclu jeudi du Parti Travailliste (Labour, au pouvoir). En mars dernier, il avait déclaré, lors d'une interview à une chaîne de télévision saoudienne que "MM. Bush et Blair s'étaient comportés comme des loups en envahissant l'Irak" et avait également appelé "les militaires britanniques déployés en Irak à ne pas obéir à des ordres illégaux".

Samedi 25 octobre 2003 : Le Concorde a effectué vendredi son dernier vol commercial après 27 ans de service. L'avion supersonique avait fait son premier vol d'essai en 1969. 16 appareils avaient été construits et exploités par la France et la Grande-Bretagne. Air France avait cessé l'exploitation du Concorde le 31 mai dernier. Les forts coûts de maintenance et la baisse des voyageurs ont été la principale cause de cette mise à la retraite. Rappelons également que le Concorde avait été suspendu de vol pendant près d'un an après la catastrophe de Gonesse le 25 juillet 2000, où pour la première fois de son histoire, un Concorde s'était écrasé faisant 113 morts.

Jeudi 30 octobre 2003 : Le chef du Parti conservateur Iain Duncan Smith, 49 ans, en poste depuis deux ans, a été révoqué de ses fonctions après un vote de confiance qui lui a été défavorable avec 90 voix contre 75. Les candidats ont jusqu'au 6 novembre pour se présenter à ce poste. Le premier tour aura lieu le 11 novembre.

Vendredi 31 octobre 2003 : Selon le ministre des affaires étrangères, Jack Straw, la guerre en Irak va coûter aux contribuables 1,25 milliards de livres. Cette somme englobe le coût des opérations militaires, de la reconstruction, de la protection supplémentaire des ambassades britanniques dans tout le Moyen-Orient. ** Après la démission du chef du Parti conservateur, Iain Duncan Smith, après un vote de défiance, Michael Howard, 62 ans, a posé sa candidature à ce poste. M. Howard a occupé pendant près de 13 ans différents postes ministériels sous les gouvernements de Margaret Thatcher et John Major.

Vendredi 7 novembre 2003 : Seul candidat à la succession de Ian Duncan Smith, Michael Howard a été élu jeudi à la tête du Parti Conservateur.

Vendredi 14 novembre 2003 : Londres a rejeté, faute de preuves suffisantes, la demande d'extradition formulée par l'Argentine à l'encontre de l'ancien diplomate iranien, Hadi Soleimanpour, 47 ans, accusé d'avoir participé à un attentat à la bombe le 18 juillet 1994 devant l'Association mutuelle israélite argentine (AMIA) de Buenos Aires, qui avait fait 85 morts et plus de 300 blessés. H. Soleimanpour avait été arrêté le 21 août dernier dans le cadre d'un mandat international délivré par un juge argentin. Il avait été libéré sous caution dans l'attente de la décision du gouvernement.

Mardi 18 novembre 2003 : Le président George W Bush doit entamer mardi une visite de 3 jours dans le pays où des mesures de sécurité drastiques ont été prises. 14 000 soldats et policiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité du président américain. Selon des estimations de la police britannique, qui doit régler la note, le coût de l'opération est évalué à 5 millions de livres (7,17 millions d'euros).

Mercredi 19 novembre 2003 : Le président américain George W Bush a débuté mardi une visite d'état de 3 jours dans le pays où des mesures de sécurité drastiques ont été prises. 14 000 soldats et policiers ont été mobilisés pour assurer la protection du président américain. L'espace aérien britannique a été totalement bouclé. Scotland Yard a été placé en état d'alerte maximum dans la crainte d'attentats contre le président américain. 100 000 pacifistes hostiles à la guerre en Irak et à la venue de George Bush sont attendus à Londres. M. Bush est le premier des 43 présidents des Etats-Unis en 200 ans d'histoire à effectuer une visite au Royaume Uni. Il doit être reçu mercredi matin par la reine Elizabeth II. Il a affirmé, à sa descente d'avion, accueilli par le prince Charles, "comprendre les manifestations contre la guerre et admirer la liberté d'expression". La relance de la "feuille de route" pour un réglement du conflit israélo-palestinien, la politique de défense européenne et les surtaxes imposées par les Etats-Unis aux importations d'acier sont à l'ordre du jour. L'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) a rejeté en appel la semaine dernière les arguments de Washington selon lesquels les surtaxes imposées sur 3 ans étaient "des mesures de sauvegarde pour un secteur industriel en crise." Si Washington ne lève pas ces barrières douanières, l'OMC a autorisé l'Union européenne à prendre également des sanctions commerciales contre certains produits importés américains pour un montant record de plus de 2 milliards de dollars applicables dès la mi-décembre. Plus de détails : Mondialisation : Dans la guerre de l'acier, l'OMC évitera le pire.

Jeudi 20 novembre 2003 : Le président Bush poursuit sa visite en Grande-Bretagne, la première d'un président américain depuis celle, en 1918, du président Woodrow Wilson, prix Nobel de la paix 1919. Dans un discours prononcé mercredi à White Hall, G. W. Bush a lancé un plaidoyer en faveur de l'intervention militaire en Irak alors qu'aux portes du Palais de Buckingham, des pacifistes manifestaient contre la guerre en Irak et la visite de G. W. Bush à Londres. Il a déclaré aux protestataires : "Le peuple nous a donné pour mandat d'assurer sa défense et ce devoir nous impose parfois de restreindre des hommes violents. Dans certains cas, l'usage mesuré de la force est tout ce qui nous protège d'un monde de désordre régi par la force" ajoutant : "L'Amérique et la Grande-Bretagne ont fait et continueront à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher les Nations unies de s'engager sur la voie de leur propre inutilité et de connaître le sort de la Ligue des nations. Il ne suffit pas d'opposer aux dangers du monde de simples résolutions. Il faut que nous y opposions notre détermination". Le président Bush a aussi évoqué la situation au Proche-Orient en exhortant l'Etat hébreu à mettre fin aux "humiliations quotidiennes" infligées aux Palestiniens et à ne pas compromettre le processus de paix en érigeant "des murs et des clôtures". Il a appelé les Palestiniens à "utiliser des méthodes pacifiques dans leurs rapports avec Israël" et invité "les Etats arabes à cesser toute propagande anti-israélienne dans leurs médias et à suspendre leur financement du terrorisme." Une grande manifestation de plus de 100 000 personnes contre la guerre en Irak doit se tenir jeudi dans la capitale. Scotland Yard a procédé mercredi pour la première fois, à des "arrestations préventives".

Vendredi 21 novembre 2003 : Environ 200 000 pacifistes selon les organisateurs (entre 100 000 et 110 000, selon la police) ont défilé mercredi dans les rues de Londres, sous un important dispositif de sécurité de 4 000 policiers, pour protester contre la guerre, l'occupation américaine en Irak et demander la fin de l'occupation de la Palestine, avec des slogans "Bush et Blair recherchés pour crimes de guerre" ou "un tueur vient en ville". Au cours d'une conférence de presse commune, le premier ministre Tony Blair et le président américain G. W. Bush ont fermement condamné les attentats d'Isbanbul visant des intérêts britanniques, réaffirmant la nécessité de lutter contre le terrorisme et de rester le plus longtemps possible en Irak. Concernant le dossier des prisonniers britanniques détenus à Guantanamo et des surtaxes frappant l'acier européen, aucune avancée n'a pu être enregistrée malgré les discussions. ** Afin de satisfaire aux protestations israéliennes sur la couverture négative pour l'état hébreu du conflit au Proche-Orient par la BBC, la direction de la chaine publique britannique, a nommé un rédacteur en chef "qui veillera à ce que le conflit au Proche-Orient soit traité d'une façon neutre et objective." Les groupes de pression sionistes proches du gouverment Sharon estimaient "anti-israéliens" et "antisémites" les reportages de la BBC, dont certains ont fait l'objet de plaintes du centre juif "Simon Rosenthal", notamment à propos de gaz neurotoxique utilisé par l'armée israélienne contre les Palestiniens. La diffusion du reportage "L'arme secrète d'Israël" par la BBC avait provoqué un tollé auprès des associations juives. Et les autorités israéliennes avaient coupé en juin tout lien avec la British Broadcasting Corporation (BBC).

Samedi 22 novembre 2003 : Le président américain George Bush a terminé vendredi son voyage en Grande-Bretagne en se rendant dans le fief électoral du premier ministre Tony Blair, à Sedgefield, où il a été accueilli par plusieurs centaines de manifestants pacifistes hostiles à la visite du président américain dans le pays. Selon la police, 1 300 policiers ont été déployés vendredi pour assurer la sécurité de la visite du président américain à Sedgefield, dans le cadre d'une opération locale dont le coût est estimé à 1 million de livres (1,45 millions d'euros).

Lundi 24 novembre 2003 : Le gouvernement envisage de présenter un projet de loi très controversé qui vise à retirer les enfants des immigrants clandestins dont le dossier de demande d'asile a été rejeté dans le cas où ces derniers refuseraient le rapatriement volontaire.

Mardi 25 novembre 2003 : Le 26ème sommet franco-britannique s'est ouvert lundi à Londres en présence du président français Jacques Chirac, son premier-ministre Jean-Pierre Raffarin et du premier ministre Tony Blair. Les discussions ont essentiellement porté sur la défense européenne, la mise en place d'une coopération renforcée entre les deux pays pour lutter contre l'immigration clandestine et la préparation des cérémonies de commémoration du centenaire de l'Entente cordiale signée entre la France et le Royaume-Uni le 8 avril 1904. Sur le dossier irakien, le président Jacques Chirac a émis des réserves quant à l'avenir de l'Irak regrettant que le transfert de souveraineté aux Irakiens ne soit pas plus rapide et que le role de l'ONU n'ait pas été davantage précisé.

Jeudi 27 novembre 2003 : Un juge qui siège à la Chambre des Lords a déclaré mercredi que la détention de quelque "600 prisonniers détenus sans jugement sur la base américaine de Guantanamo à Cuba est un grave manquement à la justice".

Lundi 1er décembre 2003 : Le ministre de l'Intérieur a confirmé samedi que l'émissaire indépendantiste tchétchène, Akhmed Zakaïev, représentant du président tchétchène Aslan Maskhadov, a obtenu l'asile politique en Grande-Bretagne et le statut de réfugié. Dans une interview au quotidien "The Times", le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, a exprimé sa colère parlant d'une "insulte à toutes les nombreuses victimes du terrorisme en Tchétchénie et dans d'autres villes russes". Akhmed Zakaïev, 44 ans, ancien vice-premier ministre tchétchène, est accusé par Moscou d'avoir participé à une série "d'actes terroristes" lors de la première guerre de Tchétchénie, entre 1994-1996. Arrêté à l'aéroport d'Heathrow, à Londres, le 5 décembre 2002, puis libéré sous caution, un tribunal de Londres avait refusé le 13 novembre 2003 de procéder à son extradition vers la Russie "faute de preuves suffisantes".

Mardi 2 décembre 2003 : Ian Paisley, le chef de l'UDP (Parti unioniste protestant) qui a remporté les élections législatives de jeudi, a rencontré lundi à Londres le ministre en charge de l'Irlande du Nord, Paul Murphy. Il a qualifié ces entretiens de "positifs" et a souhaité rencontrer le premier ministre Tony Blair. Il a toutefois réitéré sa position de ne pas partager le pouvoir avec les Catholiques du Sinn Fein, qui selon l'accord de paix de 1998, doivent obtenir le poste de premier ministre adjoint. ** La loi interdisant l'usage de téléphones cellulaires (portables) au volant est entrée en vigueur dimanche. La police donnera des avertissements jusqu'au 1er février. Passé ce délai, tout contrevenant s'expose à une amende de 55 euros. L'amende sera portée à 4 500 euros si le conducteur a utilisé son téléphone dans un endroit jugé dangereux.

Mercredi 17 décembre 2003 : Richard Sambrook, directeur de l'information de la radio-télévision publique BBC (British Broadcasting Corporation) a indiqué mardi avoir interdit à ses journalistes de publier des éditoriaux ou des analyses dans d'autres journaux ou des magazines, estimant "Quand nos journalistes écrivent dans un journal, c'est perçu comme une continuation de leur travail pour la BBC, or le fait d'écrire des articles ou des commentaires sur des sujets controversés implique l'expression d'une opinion, ce qui est souvent incompatible avec l'impartialité requise de la part de la BBC". Il a toutefois précisé que cette mesure ne s'appliquait pas aux journalistes ne faisant l'objet d'aucune controverse, comme par exemple les rubriques "musique, cinéma ou cuisine".

Samedi 20 décembre 2003 : Le premier ministre Tony Blair a annoncé que le chef d'état libyen Moammar Kadhafi, qui a confirmé que son pays avait tenté par le passé de mettre au point des armes de destruction massive (ADM), prévoyait de démanteler immédiatement ces programmes. ** La commission parlementaire chargée par le ministre de l'Intérieur, David Blunkett, d'émettre un rapport sur la loi antiterroriste a rendu ses conclusions. Cette loi, qui permet la mise en détention illimitée et sans jugement préalable de tout étranger soupçonné d'acte terroriste, est non conforme à la Convention européenne des droits de l'homme.

Mercredi 31 décembre 2003 : Les pilotes britanniques ont annoncé mardi qu'ils étaient prêts à se mettre en grève pour protester contre la décision du gouvernement de déployer des agents armés à bord de certains vols commerciaux estimant que cette "mesure fera plus de mal que de bien".




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