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Laurent GBAGBO
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Laurent Gbagbo est le président de la Côte d'Ivoire depuis le 26 octobre 2000. Après l'annonce des résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010, qui a donné la victoire à son rival, l'ancien premier ministre, Alassane Ouattara avec 54,1 % des voix, le Conseil constitutionnel, dont le président a été nommé par Laurent Gbagbo, invalide les résultats de Commission électorale indépendante (CEI) et donne la victoire à Laurent Gbagbo, entraînant une crise politique profonde. La communauté internationale reconnaît Alassane Ouattara, président élu.

Lundi 7 février 2011 N° 2827/24223

COTE D'IVOIRE - 3 parlementaires français de l'UMP annulent une mission en Côte d'Ivoire : 3 parlementaires français de l'UMP (Union pour un mouvement populaire, parti de droite au pouvoir en France), Jean-François Mancel, Cécile Dumoulin et Yves Censi, qui devaient partir en mission du samedi 5 au lundi 7 février 2011 en Côte d'Ivoire où des rencontres devaient avoir lieu avec uniquement avec le président sortant Laurent Gbagbo, reconduit dans ses fonctions par le Conseil constitutionnel, qui avait auparavant annulé la victoire de l'ancien premier ministre Alassane Ouattara lors de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010, ont "ajourné" leur voyage après une "information intempestive" et la publication "d'un programme de travail qui paraissait déséquilibré", selon un communiqué publié samedi 5 février 2011 par les 3 parlementaires qui ont précisé que "la visite ne nous paraissait plus pouvoir se dérouler comme nous l'avions souhaité". Blogger, webmaster : Conditions d'utilisations Fil-info-France


BIOGRAPHIE :

Laurent Gbagbo est né le 31 mai 1945 à Gagnoa, au sud-ouest de la Côte d'Ivoire, en pays bété.

Laurent Gbagbo obtient le baccalauréat, puis une licence d'histoire à l'Université d'Abidjan en 1969.

En 1970, il est professeur d'histoire-géographie.

Entré comme chercheur en 1974 à l'Institut d'histoire, d'art et d'archéologie africaine (IHAAA) de l'Université d'Abidjan, il en devient le directeur en 1980.

En 1979, il obtient un doctorat de troisième cycle de l'Université de Paris VII.

Syndicaliste actif, il entre dans l'opposition clandestine avec Bernard Zadi Zaourou, alors enseignant à l'Université d'Abidjan. Il est arrêté puis emprisonné de mars 1971 à janvier 1973.

Il est considéré comme le principal artisan de l'agitation estudiantine de 1982. Il part alors en exil en France.

Durant cette période d'exil, Laurent Gbagbo obtient le statut de réfugié politique et se lie d'amitié avec Guy Labertit, alors Secrétaire National chargé des Relations Internationales du Parti Socialiste Unifié (PSU) et animateur de la revue "Libération Afrique".

Laurent Gbagbo se rend en 1983 au Congrès du Parti Socialiste de Bourg-en Bresse avec un badge de journaliste de la revue "Libération Afrique".

Sous le gouvernement de Jacques Chirac en 1986, il fait l'objet de pressions policières (Renseignements Généraux) en vue de son retour en Côte d'Ivoire.

Laurent Gbagbo revient en Côte d'Ivoire le 13 septembre 1988 pour se faire élire Secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI), parti d'opposition dont il avait jeté les bases en 1982.

Laurent Gbagbo organise les 19 et 20 novembre 1988 le congrès constitutif du FPI qui l'élit secrétaire général. Toujours clandestin, ce parti se définit comme appartenant à la "gauche démocratique" et opte comme logo pour une rose qui a ses racines en Côte d'Ivoire - à l'instar du Parti Socialiste Français. Seul candidat à se présenter contre le président Félix Houphouët-Boigny , il obtient un score honorable (18,3 %) qui lui donne alors la stature de leader de l'opposition.

Il ne participe pas au scrutin présidentiel de 1995, ayant appelé au boycott pour protester contre le Code électoral de 1994, mais accède à la magistrature suprême en l'an 2000 contre le général Robert Guéï qui a renversé le président Henri Konan-Bédié le 24 décembre 1999.

Robert Guéï refuse sa défaite. Une révolte populaire en faveur de Laurent Gbagbo (qui affirme avoir gagné avec 59,4 % des suffrages) éclate dans la principale ville du pays, Abidjan. Robert Guéï est forcé de partir, et Laurent Gbagbo devient président le 26 octobre 2000.

Le général Guéï reconnaît la légitimité de Gbagbo le 13 novembre 2000.

Lors des élections législatives du 10 décembre 2000, le FPI apporte à Laurent Gbagbo une majorité de 91 sièges, contre 70 au PDCI et 16 indépendants.

En 2002, une tentative de coup d'Etat conduit à la guerre civile. La Côte d'Ivoire est scindée en 2, le nord, tenu par les rebelles, et le sud par le gouvernement.

Après plusieurs mois de combats, un accord de paix est ratifié par les principaux partis politiques ivoiriens et la rébellion, en l'absence du président Laurent Gbagbo qui n'a pas été invité à la discussion, à Linas-Marcoussis, près de Paris, le 26 janvier 2003 et la force de paix française (opération Licorne) se déploie pour patrouiller dans une zone de cessez-le-feu.


Plus de liens :

La Côte d'Ivoire
Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire, ONUCI
Le chef de l'ONUCI, Young Jin Choi
 
 
 
 


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